14 ans pour en arriver là
Il y a des projets qu’on porte comme un secret. Qu’on nourrit dans l’ombre, dans notre imagination sans vraiment savoir s’ils verront jamais le jour. Dans la nuit ou quand je m’ennuyai, j’y pensais. La Valse des Chimères, quatorze ans de gestation. Et aujourd’hui, il prend enfin son envol. J’ai encore des difficultés à réaliser. Mais après 14 ans de gestation, il va enfin naître.
Tout a commencé sur des forums
Comme beaucoup d’auteurs de ma génération, j’ai fait mes premières armes sur internet — ces forums dédiés à la fantasy et aux jeux en ligne, où l’on postait des nouvelles, chapitre après chapitre, et où les lecteurs répondaient dans la foulée. Un apprentissage formidable. Pas de filtre, pas d’éditeur entre soi et le lecteur. Juste des mots et des retours. Je me souviens de cette histoire, un spin-off de Star Trek. Il y a déjà 20 ans de cela.
C’est là que j’ai compris ce que j’aimais écrire. Ce qui me faisait vibrer. Ce qui ennuyait les gens. Ce qui les accrochait. Et en parallèle de cette histoire, de ce spin-off de Star Trek, les chimères revenaient me hanter.
Le projet qui refusait de mourir
L’idée de La Valse des Chimères est née il y a quatorze ans. Pas d’un coup — plutôt par accumulation. Une image par-ci, un personnage par-là. Un monde qui prenait forme lentement, obstinément, dans les marges de la vie quotidienne. Vous savez, quand vous fermez les yeux, ou des fois, quand vous faites un rêve en plusieurs parties.
Il y a eu des pauses. Des moments où j’ai rangé les notes dans un tiroir en me disant que ce n’était pas le bon moment. Que ça attendrait. Que j’en avais pas les capacités. Et puis le projet revenait, toujours. Comme si l’histoire voulait exister coûte que coûte.
Les rencontres. Il y en a une dont je me souviendrais toujours. Je suis allé voir un acupuncteur, Benjamin sur Paris. Entre la pose d’aiguilles, il me parle d’un projet culturel enfui en moi. Comment a t-il vu cette oeuvre ? Je n’en parlais à personne.
L’histoire que j’aurais aimé lire
Le moteur de tout ça, c’est une question simple : quel livre aurais-je voulu lire adolescent ? Pas un roman qui sous-estime son lecteur. Pas une histoire aseptisée. Quelque chose qui parle de grandir trop vite, de loyauté mise à l’épreuve, de trahison, de responsabilité — le tout emballé dans un univers fantastique qui n’oublie pas de regarder le monde réel.
La forme du romain est déroutante. Certaines et certains risquent de ne pas aimer. D’autres au contraire, vont trouver le roman plus accessible, plus vivant. Tout le monde aura son avis sur cette histoire.
Chaque conteur d’histoire trouve le courage en soi afin d’exposer son histoire au reste du monde, rien que ça.
Et maintenant ?
Le roman est terminé. Le dépôt légal à la BnF est effectué. Le site est en ligne. Les plateformes de vente arrivent très bientôt.
Ce Journal de bord sera l’endroit où je parlerai de tout ça — de l’avancement, des coulisses, des surprises et des galères. Sans filtre, comme sur les forums d’il y a quinze ans. Je me lance dans l’auto-édition car j’aime la liberté et l’inconnu. J’ai une devise, autant y aller, autant y aller à fond.
Bienvenue avec moi dans cette Valse.
Widalkand
Auteur de La Valse des Chimères